Tomber amoureux, ça nous met dans tous nos états.

11 décembre 2009 par fabienne · Ecrire un commentaire

Quand on tombe amoureux, notre cœur bat la chamade, on se sent pousser des ailes et ça nous met dans un état de lévitation très agréable. On plane sur un petit nuage léger et cotonneux ; on est aux anges…
Dans la langue française, l’expression « Tomber amoureux » en dit long sur les sensations ressenties : on est poussé dans le vide, victime d’une longue chute, le cœur bat à toute vitesse, l’adrénaline se précipite dans nos veines, on éprouve des sensations fortes, on est effrayé par le fait qu’on ne puisse rien anticiper, on ne sait pas du tout où l’on va atterrir. Les Québécois (« tomber en amour ») et les anglophones (« to fall in love ») utilisent la même image. Comme quoi, l’amour ne connaît pas de frontières.
Tomber amoureux, c’est comme attraper une maladie dont on souffre, agréablement. On a des symptômes physiques qui ne trompent pas :
On « se sèche les dents » : toujours un sourire aux lèvres, qu’on en soit conscient ou inconscient d’ailleurs ! Le regard semble perdu dans mille pensées qui gravitent exclusivement autour de l’élu(e).
Quand on est amoureux, on a l’air niais : et oui, du coup, cette manie de sourire à tout va et d’avoir un regard absent, ça ne donne pas forcément un air inspiré. On se sent tout drôle, et ça se voit !

On rigole beaucoup, on a les zygomatiques facilement sollicités. La moindre petite blague a un effet grandiose, proche de l’extase. On prend les choses à la légère parce qu’après tout, tout ce qui compte c’est l ‘amour.
Notre libido est au maximum, nos cinq sens sont éveillés et au garde-à-vous. La sensibilité est exacerbée, l’émotivité est à son paroxysme et le moindre effleurement se transforme en jouissance extrême. C’est un feu d’artifice interne.

Tomber amoureux, c’est aussi vouloir plaire 24h/24 et 7j/7. On se comporte comme si l’autre était avec nous à plein temps : on fait attention à soi pour plaire à l’autre même s’il n’est pas physiquement là.
On se sent beau/belle, et c’est communicatif. Les gens ont tendance à nous remarquer davantage, même si nous on ne les remarque pas car il n’y a qu’une seule personne qui compte à nos yeux.
Dans un état amoureux, on s’extasie sur les moindres faits et gestes de l’être aimé. Comme je l’ai mentionné un peu plus haut, on se sent sur un petit nuage et on tombe dans la niaiserie enrobée de barbe à papa. On fait dans la guimauve, le cucul la praline, le mielleux et toutes les sucreries dont on a du mal à se passer une fois qu’on y a goûté.

Quand on tombe amoureux, on voit forcément moins ses amis car le temps libre est exclusivement consacré à Chéri(e). La moindre absence, le plus petit éloignement est ressenti comme une souffrance, un manque terrible qu’on a envie de combler au plus vite. On est atteint de « textoïte » aigue : on s’envoie des textos enflammés ou insignifiants, on s’appelle pour se souhaiter bonne journée et se dire qu’il ne reste plus que 6h23mn14s avant de se revoir, on s’envoie des mails pour se dire qu’on se manque. On rentabilise notre forfait illimité.
On a des papillons –appelés aussi « nœuds », mais c’est une image toute de suite moins jolie- dans le ventre et nos pensées sont consacrées et réservées à l’être aimé. Notre corps souffre de la maladie d’amour et somatise ce changement brutal qui entraine inexorablement une perte d’appétit et de sommeil, des sueurs froides et autres tremblements incontrôlés. Mais c’est un état dans lequel on a une poussée d’énergie inexplicable qui nous donne la force de soulever des montagnes.
On trouve que tout est beau, mignon, merveilleux, fantastique, sublime, touchant… On voit la vie en rose. Édith Piaf nous le chante si bien d’ailleurs !

Bref, la vie est belle quand on est amoureux !

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